Un jeu inspirateur
Par la Rédaction de la Revue de Tokyo, Japon
La retraite de deux jours célébrant le Jour Ching Hai
venait de prendre fin, et dans cette atmosphère plaisante, les pratiquants
initiés ont préparé et dégusté un plat
gourmet de style japonais. Ayant à regret de partir, ils se sont
rassemblés par petits groupes, s'entretenant joyeusement comme les
membres d'une grande famille se trouvant à nouveau réunie
après une longue période. L'agitation et l'excitation rappelaient
une journée du nouvel an.
Ignorant les différences d'âge, les initiés ont
commencé à jouer à des jeux d'enfants. Un des jeux,
"Kaluda", se joue comme suit : une personne tire une carte d’une pile et
compose une phrase qui contient le nom de cette carte. Ce sera à
qui devinera le nom et trouvera le premier la carte correspondante dans
l'autre pile. Le gagnant sera celui qui aura fait le plus de correspondances
avant la fin du jeu.
C'est un jeu japonais ancien assez difficile au départ pour
les initiés qui n'étaient pas d'origine japonaise. Même
si le lecteur de cartes insistait sur le fait que n'importe qui pouvait
bien jouer à ce jeu, afin d'encourager les joueurs d'origine étrangère,
les joueurs d'origine japonaise ont étés priés d'attendre
trois secondes avant de pouvoir commencer à chercher la carte correspondante.
Peu à peu, tous les joueurs se sont impliqués très
forts et ont apprécié le jeu. Plusieurs spectateurs
ne pouvaient résister à la tentation de s’amuser et se sont
joints à la partie les uns après les autres.
Après un moment, les joueurs prenaient de moins en moins de
temps pour trouver la carte correspondante. Ils se sont aperçus,
que la soi-disant barrière linguistique s’était soudain dissipée,
aussi la restriction initialement appliquée aux joueurs d'origine
japonaise a été supprimée.
Par l'entremise de ce jeu, les participants ont réalisé
qu'en pratique spirituelle, chaque seconde compte, et qu'ils doivent s'évertuer
à atteindre la maturité, et que la méditation de groupe
est une bonne façon de progresser plus rapidement. Comme dans le
jeu, la compétition est une forme d'entraide mutuelle qui peut stimuler
les habiletés latentes des initiés, ainsi que corriger leurs
mauvaises habitudes. Les idées préconçues sont des
obstacles en pratique spirituelle et elles ne sont pas faciles à
percevoir. Cependant, lorsque les pratiquants atteignent un certain niveau
de pratique spirituelle, ces obstacles refont surface et les problèmes
peuvent être vus clairement.
Tandis que le jeu se poursuivait, tout à coup, l'initié,
qui jouait le lecteur de cartes s'est mis à composer d'excellentes
phrases : "Au Jour Ching Hai, nous nous rassemblons et dégustons
des plats gourmets."
"L'océan est profond,
Mais l'amour de Maître est plus profond."
"Pratiquez avec assiduité et méditez au moins deux heures
et demi chaque jour."
Ces trois cartes étaient spécialement faites par des
amis initiés afin d'exprimer leur gratitude envers Maître
Bien-Aimée. Après le jeu, ils l'ont remercié du fond
du coeur pour avoir arrangé une journée si magnifique et
inspiratrice.
C’est un fait que cette activité a rapproché les disciples
au Japon, quelle que soit leur nationalité. Cela leur a aussi permis
de réaliser que la langue n'est pas une barrière dans la
communication et la pratique spirituelles ; aussi longtemps qu'ils auront
le même but et travailleront en se concertant, rien ne leur sera
impossible. Ce nouveau point de départ a fortifié leur foi
et leur détermination dans la pratique spirituelle.